dimanche , 25 juin 2017
Quand l’amour  devient   dangereux…

Quand l’amour devient dangereux…

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Vous êtes loin de vous en douter mais faire l’amour peut s’avérer dangereux surtout pour l’homme. En effet, selon une étude brésilienne très sérieuse publiée dans la revue médicale Advances in urology, certaines positions du Kâma-Sûtra sont très risquées pour l’homme et peuvent être la cause d’une fracture du pénis.

Par Yasmine Amziane

La fracture de la verge, appelée aussi ‘‘le faux pas du coït’’ survient plus souvent chez l’adulte jeune lors d’un rapport. Le terme de frac­ture est couramment utilisé pour parler d’une fracture osseuse, mais n’exclut pas pour autant ce genre de fracture. Alors qu’est-ce qu’une fracture du pénis ? Comment cela arrive-t-il ? Comment savoir qu’il y a fracture ? Mais, surtout, quel est le traitement ?

La verge humaine ne contient pas d’os mais elle peut, cependant, se fracturer lorsqu’elle est en érection. Lors d’un rapport sexuel : quand la pénétration se fait difficilement, quand les gestes sont brusques ou quand la femme est au-dessus de son partenaire et que tout le poids de son corps repose sur le pénis en érection, la pression exercée va pousser le pénis à trop se courber, c’est ce qui peut cau­ser la déchirure de l’un des muscles, à savoir : le muscle caverneux et le muscle bulbo-spon­gieux. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que, durant la pratique sexuelle, si une fracture devait arriver, un craquement sera audible. Cet accident est suivi d’un malaise et d’une douleur épineuse. Par la suite, la verge se déforme complètement, un énorme hématome apparaît après le traumatisme et la taille de la verge augmente chaotiquement. Le docteur K. Aouchiche, spécialiste en urologie, a accep­té de répondre à nos questions afin de simpli­fier et d’expliquer ce rare accident.

Comment traiter la fracture?

Dr K. Aouchiche : Pour le traitement, il n’existe pas plusieurs solutions, une inter­vention chirurgicale est immédiatement pro­grammée. Ce que l’on va faire, c’est d’abord inciser la peau, décalotter celle de la verge, faire une brèche, précisément là où il y a eu la fracture, vider l’hématome et faire deux points de suture. Le patient n’aura pas de rapports sexuels pendant les deux mois qui suivent. Il y a aussi des petites fractures qui sont négligées : lors d’un rapport sexuel, l’homme peut se faire ce genre de blessure. Une petite douleur peut être ressentie, l’érec­tion est douloureuse, un petit hématome ap­paraît mais il ne faut pas ignorer ce genre de symptôme car, par la suite, l’hématome peut se fibroser (c’est-à-dire une formation anormale d’un tissu fibreux).

Vous connaissez la mentalité des Algériens et les préjugés de notre société. Si le concerné préfère ne pas consulter, que risque-t-il ?

Dans la société algérienne, si faux pas du coït peut engendrer une très grande frustra­tion chez la gent masculine, la consultation l’est encore plus. En effet, raconter com­ment l’accident s’est exactement produit, peut s’avérer gênant. Suivre le traitement chirurgical et devoir s’expliquer sur ce qui s’est passé est un véritable cauchemar.

Mais si le patient ne consulte pas et que la blessure finit tout de même par cicatriser, le choc et le dommage infligé à cet organe masculin peuvent lui faire perdre ses pro­priétés biomécaniques, le pénis risquant de rester courbé dans le sens de la fracture, avec des troubles de l’érection…

Y a-t-il des positions pouvant augmenter le risque de fracture ?

Effectivement, certaines positions peuvent augmenter le risque d’avoir la fracture de la verge. La position de l’Andromaque où l’homme est allongé sur le dos, la femme est en position dominante, assise ou accroupie sur lui, est la plus dangereuse pour l’homme et responsable à 50% de cette déchirure. Vous avez ensuite celle du missionnaire où l’homme est sur sa partenaire, elle, allongée sur le dos avec les jambes écartées ainsi que la position de la levrette où la femme est à quatre pattes et l’homme agenouillé derrière : ces positions peuvent également provoquer cette déchirure.

Sachant que ce sont de grands classiques du Kâma-Sûtra et qu’une grande partie des Algériens aiment certainement ces positions, faut-il les éviter ?

Leur dire d’éviter ces positions serait les priver de plaisir. Or, ce n’est pas ce que nous voulons ! Je dirais que la prévention est dans la prudence. Ce qu’il faut, c’est être attentif à son corps, être réceptif, ne pas forcer et surtout éviter des gestes trop brusques.

Quand l'amour  devient   dangereux… 1Remerciements au :

Docteur K. Aouchiche, spécialiste en urologie

Adresse : 4, avenue Colonel Lotfi,
Bab El-Oued – Alger

Tél. : 021 97 56 59

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