Jeu de piste

Au-delà des bons plans, des conseils, des astuces et de toutes ces personnes que nous honorons dans Dzeriet au fil des mois, parce qu’à nos yeux, elles font avancer notre société à leur manière chacune dans son domaine, croyez-moi qu’à la rédaction, nous mettons tout en oeuvre pour que le choix de nos sujets dits « spécial magazine » tiennent la route si l’on s’amuse à broder tout un scénario autour. Donner du sens à la vision d’ensemble devient alors un véritable jeu d’enfant. Allez, rien que pour vous, voici un avant-goût scénaristique imaginaire de Dzeriet édition de juillet :
Le mariage, c’est pour bientôt. On met les bouchées doubles pour être la plus belle. Tenues (p14), cheveux (p18/p20), ongles (p22), maquillage (p21), tout y passe. Et c’est en acharnée contre les kilos en trop qu’on décide de redessiner sa silhouette en prenant des cours de zumba (p24). On ne laisse rien au hasard, quitte à tronquer ses lunettes contre des lentilles de contact (p28). Malgré notre tendance chouya claustrophobe sur les bords (p34), on affronte dignement la fête censée être le plus beau jour de notre vie. Et la fête se passe avec tout son lot de meilleurs souvenirs et de grands moments de solitude, à partager en anecdotes croustillantes qu’on n’oubliera jamais (p48). On gère comme une reine notre nouvelle vie de femme mariée jonglant entre les casquettes de fée du logis, cordon bleu (p36/p37/p41) et entrepreneuse pleine de projets qui oeuvre avec brio et s’affirme dans sa carrière professionnelle (p64). Une seule ombre au tableau, et pas des moindres : radjlek rechigne à avoir des enfants (p) ! Le souci est de taille, tant et si bien que c’est notre rêve en entier de fonder une famille qui s’écroule sous nos yeux. Mais on ne lâche rien. Et parce qu’on a pris les choses en main au point de consulter un psy (p), les efforts ont fini par payer. Enceinte, on savoure sa grossesse comme un bonbon à la guimauve, avec pour seules priorités tous ces petits mots d’amour et d’affection dans l’unique bien de nous faire du bien (p52). Bébé est sur le point de naître dans la joie et bonne humeur. Prise de bec sur le prénom avec radjlek (p54), préparation de la tamina chez belle-maman (p62), mais rassurez-vous, rien de grave. Le temps passe et on devient plus mûre, plus épanouie, plus raisonnable aussi quant à l’expression de notre bonheur au risque de s’attirer les foudres (p67). Bref, tout est bien qui finit bien.
Clap de fin.
À la rédac’, c’est ce genre de sommaire qui fait l’unanimité, un sommaire dont le scénario fictif tient la route parce qu’il est convenablement ficelé, malgré lui. Comme quoi, imbriquer les pièces d’un puzzle le long d’une édition relève parfois de l’imagination. En d’autres termes, Dzeriet, c’est façonner de manière perpétuelle un jeu de piste cérébral dans le but que chacune d’entre nous puisse s’y retrouver, s’identifier, se reconnaître. Sans que jamais personne ne le sache.
Vanessa Soltani

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