Bébés prématurés : les témoignages émouvants des mamans !

Bébés prématurés : les témoignages émouvants des mamans !

Être maman d’un enfant prématuré est ce qu’il y a de plus douloureux. Nombreuses sont ces mamans spectatrices du triste sort de leurs bébés et impuissantes face à tout cela ! Une fois que le verdict tombe, le vrai combat commence ; se battre corps et âme pour que bébé grandisse, et vite ! Témoignages.
Par Sarra Safar Bati

Leila, 36 ans

«Mon fils est né prématurément à 28 semaines exactement. Ce
qu’il y’a de plus difficile je crois que c’est la peur. J’avais peur
de perdre mon enfant, je ne savais pas ce que la vie lui réservait
et rien que d’y penser j’étais terrorisée. On a beau se dire, avec
le papa, que c’est la vie et que, peu importait ce que mon enfant
subira, on restera forts, mais la réalité est bien plus difficile.»

Djazia, 35 ans

«Mon enfant est né à six mois pile, il a été intubé puis extubé,
mais il est resté longtemps sous oxygène. Aujourd’hui, avec des
poumons bien abîmés certes, il croque la vie à pleines dents.»

Syrine, 29 ans

« L’annonce résonne encore dans ma tête : ‘’Madame si on ne la
sort pas, on la perdra’’. Je crois que tout s’est figé en moi à cet
instant. Je ne sais plus ce qui s’est passé ensuite, jusqu’à ce
qu’elle naisse, un jour après. J’avais pourtant pris toutes mes
dispositions : repas équilibrés et repos total, mais rien n’y fait, le
verdict est là. 3 mois après, elle est sortie, après un vrai combat
de petite guerrière. Je n’ai pas envie de m’étaler sur les trois mois
de souffrances, car pour moi c’est l’instant présent qui compte.
Chaque jour passé aux côtés de ma fille est un cadeau de Dieu ;
elle ne cesse de me surprendre et d’embellir ma vie. Trois ans après
ce drame, ce que je retiens dans tout cela est que la vie est courte
et il est important de la passer auprès de ceux qu’on aime !»

Shirine, 42 ans

« Pour ma part, ce qui a été dur est le fait de m’avoir enlevé
mon bébé trois mois avant la date prévue. J’avais envie de crier :
Non ! Stop ! Ce bébé m’appartient, et je n’ai pas encore fini
mon rôle de mère. Devoir le regarder dans cet étrange habitacle
avec tout plein d’appareils est une souffrance de plus. Je me
sentais, seule, incapable d’agir et surtout je me culpabilisais.
Je pensais avoir fait une erreur quelque part, que j’étais une
mauvaise mère et que tout cela était de ma faute. Après cela
s’installe la dépression et désormais c’est de mon cas qu’il
fallait s’occuper. Tout s’enchaine sur le moment, mais dès que le
danger commence à s’éloigner, je finis par me rendre compte que
je suis tout simplement chanceuse. Mon enfant va bien, avec de
nombreuses séquelles, certes, mais il va bien !»

Djouhar, 43 ans

«Ma petite Amina a choisi de vivre, de poursuivre ses rêves et
de ne jamais abandonner. Elle a eu des moments durs, mais
s’en est bien sortie. Elle est restée 5 mois dans les services de
réanimation et néonatalogie et l’équipe médicale avait prédit
que ma fille serait une future handicapée. Amina a 12 ans,
maintenant, et, Dieu merci, elle n’a aucun souci de santé. Ma
petite est revenue de très loin et très jeune encore elle m’a appris
le vrai sens de la vie.»

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