Elham Abou Eich, présidente de l’Afda «L’Algérie, un voyage à la découverte d’un riche patrimoine»

Elham Abou Eich, présidente de l’Afda «L’Algérie, un voyage à la découverte d’un riche patrimoine»

Première femme arabe à présider l’Association des femmes de diplomates en Algérie, l’AFDA, Elham Abou Eich, épouse de son excellence Omar Abou Eich, ambassadeur de l’Egypte à Alger, revient dans cet entretien sur une année chargée d’événements et d’actions de solidarité, au profit des franges sociales démunies et en détresse. Elle nous livre aussi le récit d’une belle histoire d’amour avec l’Algérie, des rencontres passionnantes et d’importants projets à l’horizon.
Propos recueillis par Alice et Dalila Soltani

Parlez-nous de l’AFDA...

L’AFDA est une association indépendante regroupant les femmes d’ambassadeurs et diplomates en Algérie. Elle existe depuis 20 ans et chaque année, elle est dirigée par une nouvelle présidente.
Nous sommes une association à but non lucratif. Nous avons la charge de recueillir des fonds d’aide aux associations algériennes qui s’occupent des enfants handicapés ou cancéreux, des femmes abandonnées, des personnes en détresse ou âgées, à travers l’organisation annuelle de différents événements, tels que le gala dîner, le Grand bazar international et le Déjeuner international.

En octobre dernier, vous avez organisé le Grand bazar international où plusieurs artisans de différents pays du monde étaient présents, et en février, c’était le Déjeuner international. Parleznous de ces événements ?

Effectivement, nous avons organisé cette année le Déjeuner international destiné principalement aux diplomates. Le but de cet événement est le soutien des institutions et autres organisations non gouvernementales algériennes qui s’occupent des personnes nécessiteuses et en difficulté. Pour ce qui est du Grand bazar international, organisé cette année à l’Opéra d’Alger, est un événement caritatif concocté par notre association qui réunit, chaque année de nombreux artisans et des représentants de toutes les ambassades en Algérie. De nombreux visiteurs étaient aussi présents pour l’occasion. Cette manifestation annuelle a pour but de récolter des fonds tout en promouvant l’échange culturel par la gastronomie, l’art et l’artisanat. Cette année, le Grand bazar a été inauguré par le ministre de la Culture, le ministre du Tourisme et le ministre de l’Environnement.

L’AFDA c’est aussi tout une équipe qui travaille dans l’ombre pour venir en aide aux personnes nécessiteuses. Comment vous vous organisez ?

Les événements sont organisés en partenariat avec diverses institutions et groupes, hôtels, propriétaires d’entreprises, corps diplomatiques et autres acteurs de la société. Avant chaque manifestation, nous faisons appel à toute personne susceptible de nous venir en aide afin de réaliser notre principal objectif, celui de venir en aide aux personnes démunies.

Quelles sont les associations algériennes et les acteurs de la société civile avec qui vous travaillez en étroite collaboration ?

La préoccupation principale de l’AFDA est de venir en aide aux femmes et aux enfants. La plupart des associations que nous aidons se chargent des enfants et des mères malades, handicapés ou pauvres.
Ces associations ont un besoin urgent de notre aide. Nous ciblons également les associations de femmes handicapées ou divorcées.

Être à la tête d’une association comme l’AFDA implique beaucoup de travail, pensez-vous avoir réalisé vos objectifs ?

Je ne prétends pas avoir atteint tous mes objectifs à la tête de l’AFDA. Toutefois, j’estime avoir accompli plusieurs bonnes choses depuis que je suis présidente de l’association. Je suis arrivée aussi à présenter l’association et ses activités au peuple algérien. Le travail humanitaire est une noble tâche qui nécessite l’engagement de plusieurs acteurs.

L’association est également un espace de rencontres, d’échange culturel et de divertissement entre les femmes de diplomates en Algérie. Que pensez-vous de ce melting-pot ? Estce enrichissant ?

Nous sommes issues de cultures différentes, il est évident que nos rencontres nous permettent de nous rapprocher culturellement. Elles créent une sorte de pont entre nos différentes cultures. Chacune de nous découvre le patrimoine de l’autre, à travers sa gastronomie, son histoire et ses traditions. Nos rencontres aident à renforcer les relations entre nos peuples.

Quels sont les moments forts qui vous ont marqué en Algérie ? Des rencontres intenses dont vous gardez le souvenir ?

Une rencontre particulière m’a énormément touchée et reste gravée dans ma mémoire. Il s’agit de ma rencontre avec l’héroïne de la révolution algérienne, Djamila Bouhired que je respecte et apprécie particulièrement. J’ai beaucoup lu sur sa personnalité, son courage et sa force. Elle reflète pour moi la personnalité des femmes algériennes
combattantes.

Le Grand bazar est une manifestation annuelle qui a pour but de récolter des fonds tout en promouvant l’échange culturel par la gastronomie, l’art et l’artisanat.

Du tac au tac

Votre plat algérien préféré ?
Le Hmiss. J’adore le goût du poivron grillé et de l’ail.
Votre chanson algérienne préférée ?
Toutes les chansons de Cheb Khaled.
Une région de l’Algérie que vous
aimeriez visiter ?
Je voudrais visiter Djanet. J’ai tellement entendu
parler du sud algérien et de sa nature envoûtante. Je
rêve également de visiter Tlemcen.
Une région que vous avez adorée ?
Constantine, une région très proche de mon âme
et de mon coeur. Elle représente un symbole du
patrimoine et de la culture algérienne.
Une expression du dialecte algérien
que vous utilisez souvent ?
(Rires), «Nhaous», «Ndoor».

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page