Nos pires secrets inavouables

Nos pires secrets inavouables

On a tous déjà vécu ou fait des choses qu’on n’a jamais osé avouer. Des secrets lourds que nous cachons au fin fond de notre mémoire dans un coin très sombre. Nos lectrices ont décidé de partager avec nous leurs pires secrets inavoués.
Par Sara Zabot

«J’ai honte de l’avouer, mais mes premières expériences sexuelles étaient avec mes cousins. Quand on est petits, on est curieux, je m’amusais alors à reproduire ce que je voyais à la télé, et mes cousins n’étaient pas du tout contre. On prenait des bains ensemble où on s’amusait à se toucher. Je devais avoir 4 ou 5 ans, mais j’ai tellement honte de le raconter.»
Melissa, 23 ans
«Je devais avoir 13 ou 14 ans, j’étais encore au collège. Je me rappelle d’une camarade à moi qui ne faisait que me narguer, j’avais ainsi eu pas mal d’ennuis à cause d’elle, ce qui m’a poussée à me venger d’elle. Un jour alors qu’on était dans une période d’examens en classe, très discrètement, je lui avais coupé les cheveux.Heureusement qu’elle ne s’en est pas tout de suite rendue compte, j’aurais été à deux doigts de me faire griller.»
Meriem, 30 ans
«Je n’ai commencé à faire le ramadan qu’à 34 ans. J’ai grandi dans une famille conservatrice et très pratiquante, et pourtant je n’étais pas très croyante. Ma famille me punissait souvent, car je ne faisais pas la prière ou ne lisais pas le Coran. Pendant des années, je faisais semblant. Quant au ramadan, je n’ai commencé à le faire qu’à l’âge de 34 ans, ce que personne ne sait, et surtout pas mes parents, sinon ils feraient un arrêt cardiaque.»
Salima, 39 ans
«Une fois, je me suis disputée avec mon mari parce que je l’avais surpris en train de discuter avec une ancienne collègue à lui. Jalouse que je suis et sous les nerfs, j’ai attendu qu’il parte au bureau pour prendre son ordinateur portable et le balancer sous le robinet de la baignoire. Le soir, quand il est rentré, je lui annonce la nouvelle en lui faisant croire que c’était notre petite fille de 4 ans qui en est responsable. J’avoue avoir dépassé les limites sur ce coup-là !»
Nihel, 35 ans
«J’avais 22 ans, avec mon fiancé, on voulait partir en vacances pour passer un peu de temps en toute intimité. J’ai dû faire croire à mes parents que je partais en formation en France. En rentrant, mon père s’étonne de ne pas avoir pris de photos ; il me demande alors mon passeport. Je n’ai eu de meilleures idées que de brûler mon document et lui faire croire que je l’avais perdu et que je suis rentrée au pays grâce à un laisser-passer fourni par l’organisation qui m’avait offert cette formation. Des mensonges que j’ai dû rassembler comme les pièces d’un puzzle.»
Raouia, 28 ans

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