Envies de grossesse, Envies bizarres

Envies de grossesse, Envies bizarres

Sonia : «J’aimais à la folie mon mari,
je ne pouvais pas me séparer de lui, je
l’appelais tout le temps, cette situation me
mettait dans l’embarras. Je portais même
ses effets au travail : montre, pulls,…
Mes collègues étaient étonnés de me voir
avec un grand pull de sport. A la première
semaine de ma grossesse, j’ai appelé ma
soeur pour lui demander de me ramener
un grand sandwich de «karantika» avec
« hrissa», de chez le gargotier du quartier
où habitent mes parents, je l’ai dévoré
comme une affamée.»

Fatima : «Je ne supportais plus la présence
de mon mari dans la chambre, je l’évitais
même, je partais souvent chez mes
parents… C’était plus fort que moi, mais il
a fallu que mes belles-soeurs interviennent
pour lui expliquer que c’est temporaire et
que c’était juste dû à un état particulier.»

Naïma : «Je ne buvais plus d’eau, mais
j’adorais le goût acide surtout celui des
agrumes. En plein été, j’avais une folle envie
de manger des clémentines. Mon mari a
cherché partout en vain, c’était son cousin
résidant à l’étranger qui lui en a ramenées.»

Nadia : «Je me brossais les dents sans
dentifrice, car son odeur me donnait la
nausée. Même le fromage je ne le mangeais
plus, mais j’en raffolais du piment, et il
fallait qu’il soit trop piquant pour le savourer.
Le comble est que mon mari aussi avait des
envies et mangeait tout ce que je désire, du
coup il a trop grossi !»

Yasmine : «Pour moi, c’était les odeurs des
garages et l’argile que j’aimais, je suis partie
chez ma tante qui faisait de la poterie, pour
lui demander de m’en procurer une quantité.
Je sentais son odeur à longueur de journée,
j’en mangeais même quelques bouts.»

Ce qu’en pense la gynéco…

«C’est plutôt psychologique, mais il y a certainement l’influence des hormones. La progestérone
donne certaines modifications du système nerveux. Cela dépend de beaucoup de facteurs : la culture,
les us et coutumes, l’état psychologique,… C’est beaucoup plus fréquent chez nous. En France,
on appelle ça le syndrome méditerranéen… Certains hommes vivent la grossesse intensément et
s’impliquent beaucoup, mais c’est de la pure gourmandise si le mari mange avec son épouse.»

Remerciements

à Docteur F. Zenine,
gynécologue obstétricienne

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