Fête du mouton, Nos inoubliables moments

Fête du mouton, Nos inoubliables moments

Aïd El Adha est l’une des fêtes les plus appréciées des musulmans.
Chaque année, c’est avec une immense joie que celle-ci est célébrée avec toute la famille et les proches. Qui dit réunion dit aussi moments drôles que nos lecteurs ont partagé avec nous.
Par Sara Zabot

«Après avoir débité la viande du mouton, ma grand-mère avait réservé un gigot, afin de l’offrir à la fiancée de mon oncle, comme la tradition le veut. Le lendemain de l’Aïd et après lui avoir rendu visite et apporté sa part de viande comme prévu, on s’est tous réunis afin de partager un bon barbecue. En ouvrant le sac de viande, ma grand-mère se rend compte qu’elle s’était trompée de sac et que tout ce qu’elle lui avait offert ce n’était que des abats. Sur le moment personne n’a osé rigoler tellement que c’était honteux.»
Nouha, 28 ans

«Mon frère, le plus sensible et le plus fragile de tous avait enfin décidé d’égorger son mouton. Après 25 ans d’attente, nous étions tous si impatients d’assister à l’événement.
Et même en se réunissant pour le soutenir, il n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout, il avait donc lâché le mouton à moitié égorgé seulement. En tentant de prendre la fuite, le mouton courrait dans tous les sens, et mon frère aussi en croyant que le mouton lui courrait derrière. Ça reste notre souvenir le plus drôle de tous les temps.»
Mohamed, 40 ans

«Ma grande tante qui n’a jamais eu l’occasion de se marier, avait entendu je ne sais où qu’en se frottant le visage avec la peau du mouton, cela lui apportait chance. Naïve qu’elle était, elle n’attendait que le jour de l’Aïd, afin que le mouton soit égorgé pour pouvoir frotter son visage avec sa peau.
Pour être certaine que cela marche, elle a fini par se frotter tout son corps avec. C’était tellement drôle de la voir se rouler dans ces peaux, je ne vous parle même pas de l’odeur du mouton qui était restée collée à elle durant plusieurs semaines.»
Nihel, 36 ans

«Il y a deux ans, lorsque j’ai fait la bêtise d’écouter ma grand-mère qui me disait qu’à leur époque, ils traitaient l’acné sévère avec de la graisse de viande de mouton, je me rappelle avoir fait des masques à base de gras au moins trois fois et gerbé pas moins de 20 fois avant de lâcher l’affaire. Mes proches se moquent toujours de moi à chaque Aïd el Adha.»
Safaa, 27 ans

«Pratiquant qu’il est et en voulant se plier à la sunnah, mon grand-père n’arrivait pas à comprendre qu’un mouton tout blanc pouvait, lui aussi, être égorgé. Il voulait à tout prix que ses pattes ainsi que sa tête soient de couleur noire.
Nous nous sommes tous dit qu’il finirait certainement par dépasser tout cela une fois l’Aïd terminé. Hélas, nous avions tort puisque au matin même de l’Aïd el Adha, nous l’avons surpris en train de négocier avec notre voisin pour échanger le mouton.»
Ines, 29 ans

«Mon père a cette fâcheuse habitude de tout laisser à la dernière minute, même quand il s’agit d’acheter le mouton de l’Aïd. Arrivé à la veille, il s’est précipité de sortir à 6 h du matin tellement qu’il avait peur de ne plus en trouver ou de ne pas pouvoir s’en offrir. On sait tous que le dernier jour, le prix du mouton triple. Et c’est ce qui s’est vraiment passé, avec la somme qu’il avait sur lui, il ne pouvait acheter qu’un tout petit mouton. Quand il est rentré, nous avons eu tellement de peine qu’aucun de nous n’a eu le coeur à
l’égorger ; pire encore, on s’était rendus compte que c’était un agneau alors que le sacrifice n’est pas autorisé pour une aussi jeune bête.»
Nabil, 42 ans

«L’année dernière, tous mes oncles avaient décidé d’acheter un mouton. Quand ils les sortaient, ils laissaient notre chien les guider afin qu’aucun d’eux ne dépasse le champ devant la grande maison de mes grands-parents. Tout se passait bien avant que les moutons ne décident de chasser nos braves hommes, c’était la scène la plus drôle en voyant mes oncles et cousins courir avec le chien et tous les moutons derrière.»
Basma, 34 ans

«Habitant un quartier populaire, on a l’habitude de tous fêter l’Aïd el Adha ensemble, et ainsi, tous sacrifier nos moutons ensemble. Il y a trois ans, sans faire attention, mon père s’est trompé de mouton et a sacrifié celui de notre voisin.
Le comble c’est que le voisin l’avait vu, mais trouvait la scène tellement drôle qu’il n’avait pas osé l’interrompre. Pour nous rattraper, nous lui avons offert notre mouton, afin qu’il fasse sa sunnah aussi. Depuis, à chaque Aïd, mon père colle un numéro sur notre mouton afin de ne plus se tromper.»
Mehdi, 35 ans

«Mon grand-père a tenu à ce qu’on aille jusqu’à la wilaya de Djelfa pour acheter le mouton de l’Aïd, car, selon lui, il n’y a que dans
cette région qu’on peut trouver des moutons avec de la bonne viande et à un prix raisonnable. Sans nous vanter, que ce soit moi ou mes cousins, nous sommes habitués aux voitures de luxe. Une fois le mouton acheté, la voiture au grand coffre de mon grandpère
est tombée en panne, dès lors, nous étions obligés de faire du stop. Un vieil agriculteur a gentiment accepté de nous déposer, mais je n’oublierai jamais l’image à l’arrière de son camion, tous serrés les uns contre les autres avec le cheptel d’ovins.»
Eyad, 29 ans

 

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