Ménopause précoce «Un coup de vieux soudain»

Ménopause précoce «Un coup de vieux soudain»

Irrégularité des cycles, irritabilité, prise de poids, bouffées de chaleur… La ménopause survient entre 45 et 55 ans. Mais ce tournant majeur dans la vie d’une femme peut arriver bien avant et c’est ce qu’on appelle la ménopause précoce.
Par Sarra B.

La ménopause frappe parfois très tôt. Avant même d’avoir soufflé 40 bougies, des femmes voient leur vie chamboulée, soudainement faite de bouffées de chaleur, d’insomnies et de sautes d’humeur. Une tournure assez difficile à vivre quand on a de jeunes enfants et une carrière en essor ou, encore, quand le désir de maternité est inassouvi. D’ailleurs, les médecins évitent aujourd’hui de parler de ménopause précoce et préfèrent parler d’insuffisance ovarienne.

5 raisons qui expliquent la ménopause précoce

Les femmes de la famille

Si votre mère, votre grand-mère ou votre soeur ont souffert de ménopause précoce, vous risquez de devoir traverser la même épreuve. En effet, le facteur génétique a été pointé du doigt par les chercheurs. Dans 20% des cas, rapporte le site Health, une femme ménopausée très tôt n’était pas la seule de sa
famille à souffrir de ce problème.

Des maladies génétiques

Puisque la ménopause précoce est liée aux gènes, elle est donc associée à certaines maladies ou mutations génétiques. Les femmes atteintes du syndrome de l’X fragile ou du syndrome de Turner courent plus de risques que les autres de vivre la ménopause entre 30 et 40 ans.

Des maladies auto-immunes

Dans le cas de certains troubles touchant le système immunitaire comme une inflammation de la thyroïde ou la maladie d’Addison, l’organisme se retourne contre luimême et attaque les follicules ovariens (des cellules contenant l’ovocyte), les empêchant de fonctionner normalement.

Le tabac et les toxines

En temps normal, nous naissons avec un stock de follicules ovariens censés durer jusqu’à l’âge naturel de la ménopause, aux alentours de 50 ans. Mais une exposition régulière à des toxines comme le tabac et les pesticides peuvent affecter cette réserve et accélérer le processus de la ménopause.

La chimiothérapie et la radiothérapie

Tout comme les toxines présentes dans l’environnement, les traitements du cancer peuvent affecter les cellules des ovaires.
Cela ne veut pas dire que toutes les femmes qui sont passées par la chimiothérapie ou la radiothérapie vont forcément être ménopausées plus tôt. Tout dépend du type de médicament reçu ou de la dose de radiation, de l’âge au moment du traitement et de la zone du corps en question.

Des femmes en témoignent …

Malika, 31 ans, a vu poindre les signes annonciateurs de la ménopause il y a un peu plus d’un an. Mère de deux enfants de 3 et 5 ans, la jeune femme a franchi la trentaine avec des projets plein la tête, mais aussi avec ce nuage gris flottant au-dessus d’elle, cette désagréable impression de vieillir subitement. «Parler de ménopause à mon âge, ça fait peur. J’ai dû encaisser le choc», confie-t-elle. Le mot est effectivement lourd de sens, d’appréhensions. Peu après sa seconde grossesse, les nuits de Malika ont commencé à être mouvementées, agitées. «J’avais si chaud. C’était comme si je prenais un bain.» Les tests ont confirmé ses soupçons : la ménopause était imminente. «J’ai été anéantie, comme si à 42 ans je devais renoncer à être femme», confie Zineb,

L’avis du psy…

La ménopause précoce appelée aussi insuffisance ovarienne concerne une minorité de femmes et survient avant l’âge de 40 ans. C’est un épuisement prématuré des ovaires par des follicules capables de produire des ovules. Dans 80% des cas, la cause est inconnue, mais peut être due à une maladie auto-immune, une infection virale suite à une chimiothérapie ou radiothérapie, ablation des ovaires suite à un cancer, consommation de la cigarette ou des cas familiaux ou maladies génétiques.

Les symptômes sont les mêmes que la ménopause normale : bouffées de chaleur, sautes d’humeur et anxiété, troubles du sommeil, prise du poids, espacement puis disparition des règles. Les femmes qui ont une ménopause précoce ont, par ailleurs, plus de risque de développer les maladies cardiaques et sont à risque plus élevé d’ostéoporose et donc, de fracture.

Le gynécologue, quant à lui, peut prescrire un traitement hormonal substitutif pour soulager les signes de la ménopause et prévenir la perte osseuse.
Dr Lynda Morsli
14, bis Mokrane Aoues,
El Mouradia Alger
Tél. : 021 69 69 69

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