Mon enfant a peur du noir Comment le rassurer ?

Mon enfant a peur du noir Comment le rassurer ?

La peur du noir ou de l’obscurité est fréquente chez les enfants, ces derniers s’imaginent être en présence de monstres, de figurines étranges cachés sous le lit ou derrière la porte.
Comment rassurer ses enfants et les aider à trouver le sommeil ?
Par Sara Zabot

«Maman, il fait noir, j’ai très peur», pleure Iliane qui n’arrive pas à dormir seul dans sa chambre. Sa maman accourt vite et le rassure. Il vient de voir un fantôme devant sa fenêtre. La maman sourit et le réconforte. «Chéri, les fantômes ça n’existe que dans les fictions, c’est juste les branches d’arbre qui frôlent la fenêtre.»
Il est vraiment rare que les enfants échappent à la peur du noir, et le plus souvent, cette angoisse due à l’obscurité surgit entre l’âge de deux et cinq ans. Votre enfant se met à paniquer juste au moment du coucher et vous demande souvent de vérifier chaque coin de la pièce ;

se retrouver plongé dans le noir fait naître chez lui un sentiment d’insécurité. Ceci devient alors un piège dans lequel il se sent impuissant et désorienté, un sentiment de démuni peut alors apparaître.
Le silence, une seconde obscurité pour les enfants
Généralement, les enfants n’expriment pas une peur particulière quand il n’y a que la lumière de leur chambre qui est éteinte. Souvent, votre enfant commence à faire ses crises d’angoisse une fois que vous avez éteint toute la lumière des autres pièces. Par ailleurs, les enfants peuvent bien oublier qu’ils sont dans le noir quand les bruits continuent dans le reste des pièces de la maison. En effet, c’est généralement quand les bruits familiers cessent que votre enfant vous réclame, en entendant votre voix ou le fait de savoir que vous ne dormiez pas encore peut le faire sentir en sécurité.

La peur de la séparation
La peur de l’obscurité peut aussi être une peur de la séparation. Effectivement, selon certains spécialistes, avoir peur de l’obscurité peut aussi être la réaction d’un enfant en manque de passer du temps ou de tendresse de la part de ses parents. Et c’est ainsi qu’il réclame plus d’attention de leur part, et au moment du coucher plus particulièrement.
Autrement dit, exprimer sa peur à ce moment-là est une manière pour lui de retenir ses parents le plus de temps
possible à ses côtés.
Comment le rassurer ?
Accompagner le coucher des enfants suppose que nous soyons présents au moment ou ils vont se coucher, il est important de comprendre que s’endormir pour un enfant est un moment de passage de l’état de veille à celui de sommeil dans lequel il plonge dans un monde inconnu.
Et de la même façon qu’il nous paraît incongru de laisser.

L’avis de la spécialiste

Bien vivre le moment du coucher
Respecter ses rituels : les rituels sont toutes ses petites actions qu’il va mettre en place et qui vont lui permettre de garder la maîtrise sur son environnement. C’est aussi une façon d’accompagner son coucher en associant le moment où on se brosse les dents, le moment où on met son pyjama, où encore après avoir retrouvé son doudou on se glisse dans les draps.
L’apprentissage de l’autonomie : parfois le coucher se joue le jour, les enfants qui sont en relation fusionnelle avec les parents ; si le jour, on leur apprend à être autonome, à se débrouiller un peu seul et qu’on peut leur refuser notre présence aussi parce qu’on est en train de faire autre chose ; en passant par cette étape-là, on crée cette séparation ou cette frustration qui va le préparer à le répéter le soir.
Eviter les stimulations visuelles (les écrans) : il est préférable d’éviter les écrans, car ils sont une source de stimulation sensorielle du fait que la musique ou le dessin animé ont tendance à maintenir l’enfant en éveil et donc à paralyser son coucher.
Se montrer ferme et calme sans se culpabiliser : si pour autant l’enfant insiste pour un 3e verre d’eau ou une énième histoire, il est important de rester ferme : «Non, c’est la dernière histoire» tout en restant calme pour justement éviter de l’exciter davantage.

l’enfant aller seul à l’école, il est tout aussi important de ne pas laisser l’enfant aller seul dans ce pays inconnu qu’est le pays des rêves. Aussi, pour l’enfant une nuit de sommeil lui paraît très longue, qu’au cour du sommeil s’opère une forme de distorsion temporelle dans laquelle il perd tous ses repères.
Plutôt que de perdre votre temps à faire des allers-retours et de vous énerver, il est plus efficace de consacrer 15 à 30 mn à votre enfant au coucher pour le rassurer en lui racontant une histoire ou à écouter les siennes. Et cela pour avoir un petit temps calme qui va le préparer au sommeil.

Remerciements à :
Noceiba Seghier Psychothérapeute de couple et de famille, diplômée de l’université de Bourgogne France
Tél. : 0553 03 11 54
Mail : seghiierno@gmail.com

 

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