Régimes et problèmes de santé

Régimes et problèmes de santé

LES RÉGIMES DANS UN BUT D’AMAIGRISSEMENT PROCÈDENT PAR UNE MODIFICATION DES APPORTS ALIMENTAIRES, EN AGISSANT SUR LA QUANTITÉ D’ÉNERGIE OU LES MACRONUTRIMENTS. TOUTEFOIS, CE CHANGEMENT PEUT ENGENDRER, SELON LES SPÉCIALISTES, DES PROBLÈMES DE SANTÉ, CAR CES MODES D’ALIMENTATION EN QUESTION SUPPRIMENT CERTAINS ALIMENTS ESSENTIELS DE L’ASSIETTE !
K. B.

Une étude française a audité tous les régimes en vogue visant un amaigrissement (Evaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement, de l’ANSES) :
Régime du Dr Atkins : On subdivise les glucides en « sucres complexes » quand ils sont composés d’amidon (céréales, pommes de terre, légumineuses, etc.) et en « sucres simples » quand ils sont composés de fructose, glucose, lactose ou saccharose (fruits, légumes, lait, miel, etc.).
Régime californien du Dr Guttersen : La première phase dure 10 jours durant laquelle les produits à base de farine raffinée, sucre raffiné, friandises à base d’édulcorants, fruits et pomme de terre sont supprimés afin de réduire l’accoutumance au sucre. La phase 2, à suivre jusqu’à l’atteinte du poids souhaité, inclut des fruits, un plus vaste choix de légumes et du yaourt maigre nature.
Régime « citron détox » : Composé principalement de jus de citron et de sirop d’érable et de palme. Le citron aurait pour rôle d’agir « comme un détergent interne pour dissoudre les graisses en excès ».

Régime de la chrononutrition du Dr Delabos : Le principe ? « Associer la consommation d’aliments à l’horloge biologique du corps. »
Régime du Dr Cohen « Maigrir, le grand mensonge » : Son objectif ? Un amaigrissement rapide (5 kg en 15 jours), grâce à une alimentation pauvre en sucres (moins de 40 g/jour). Cette étape ne doit pas être suivie plus d’un mois. L’étape 2 est le « régime équilibré » : selon l’auteur, son niveau calorique doit être compris entre 1.200 et 1.500 kcal et nécessite une surveillance rigoureuse de l’alimentation tout en permettant de conserver une vie sociale.
Régime Mayo : Il dure 14 jours durant lesquels les matières grasses, les sucres, les féculents, les légumes secs et les laitages sont interdits.
Régime Miami du Dr Agatston : La phase 1 dure 2 semaines durant lesquelles le pain, le riz, les pâtes, les pommes

de terre, les tartes, les viennoiseries ainsi que tous les fruits sont supprimés. Durant la phase 2, à suivre jusqu’à l’atteinte du poids souhaité, ces aliments sont à nouveau permis. La phase 3, qui est à adopter définitivement, n’est plus considérée par l’auteur comme un régime amaigrissant mais comme une hygiène de vie.
Régime du Dr Dukan « Je ne sais pas maigrir » : la phase 1 du régime ou phase d’attaque (régime des protéines « pures ») est d’une durée de 5 jours. La phase de croisière (régime des protéines « alternatives ») consiste en une alternance de jours d’alimentation exclusivement protéique et de jours d’alimentation protéique associée à des légumes d’une durée moyenne d’une semaine par kilogramme perdu.
Régime du Dr Fricker « Maigrir vite et bien » : Il consiste en une première phase de perte de poids (entre 3 et 8 semaines) durant laquelle les protéines ont une place importante. Cette phase est à base de viande, de poisson, de laitages, de fruits et d’au moins 400 g de légumes, « pauvres en glucides ». Ils sont accompagnés d’une « petite quantité » de matières grasses. La perte de poids alléguée pendant cette période pour une femme se situe entre 1 et 1,5 kg par semaine et pour un homme entre 1,5 et 2,5 kg.
Régime Montignac proposé dans l’ouvrage « Je mange donc je maigris ! » : La phase 1 du régime doit durer au moins 2 mois et consiste à ne jamais mélanger les « mauvais » glucides (ex : pain blanc) avec les lipides (ex : viande) au cours d’un même repas. Il faut également éviter les éléments glucido-lipidiques (ex : chocolat, avocat), les pommes de terre, le riz blanc et les pâtes blanches et ne manger que des farines non raffinées et du pain complet. La phase 2 du régime sert au maintien du « nouvel équilibre pondéral ».

Régime du Dr Ornish : C’est un régime végétarien très pauvre en lipides. La consommation de viande, de poisson, de sauces d’avocats, d’olives, de beurre, etc. doit être évitée. Les légumes et les fruits peuvent être consommés à volonté.
Régime Scarsdale du Dr Tarnower : durée de 14 jours durant lesquels les boissons alcoolisées et les matières grasses sont supprimées. La perte de poids est estimée par l’auteur à 0,5 kg/j et jusqu’à 9 kg ou plus en deux semaines.
Régime de la soupe au chou : Il consiste à boire un bol de soupe à chaque repas pendant 7 jours.
Régime Weight Watchers : axé sur la motivation et le soutien des pairs apportés aux membres au cours de rencontres hebdomadaires.
Régime Zone de M. Sears : Ce régime distingue les hommes des femmes et considère que la prise de poids dépend des niveaux d’insuline. Ainsi, les aliments « dangereux », tels que les pâtes, le riz, les céréales, le pain, les fruits secs, jus de fruit, etc. doivent être « retirés de la cuisine ».

Les anomalies liées à ces régimes :

Analyses et explications de Docteur Merzougui Abdelhafid, diplômé de la faculté de Montpellier dans la nutrition de l’obésité et de ses complications métaboliques. Les apports protéiques : sont 2 à 3 fois supérieurs aux besoins conseillés. Ils apportent plus de 20% de l’apport énergétique total. Dans le ca où il y a un déficit protéique et en acides aminés essentiels, il y a un risque de perte musculaire chez les patients obèses ou âgés. Les apports lipidiques : pour plus de la moitié de ces régimes, l’apport lipidique est supérieur aux besoins conseillés. Les apports glucidiques : la quasi-totalité des régimes ont des apports glucidiques inférieurs aux besoins conseillés. Les apports en fibres : dans 74% des phases de régimes, les apports en fibres sont inférieurs aux besoins. Les apports en fer : pour les femmes, les apports conseillés en fer ne sont atteints que dans 80% des cas. Les apports en calcium : pour 1 cas sur 3, les besoins conseillés en calcium ne sont pas atteints. Les apports en vitamine B9 : les apports sont corrects que dans pour 42% des régimes chez l’homme et 29% chez la femme. La Vitamine C : les apports conseillés ne sont atteints que dans 55% des régimes. La Vitamine D : les apports sont inférieurs aux besoins dans 87% des régimes.
En conclusion, le principal problème de ces régimes est le taux élevé de reprise pondéral après une perte initiale (presque 90% des patients).

Les commentaires sont fermés.

Revenir en haut de la page