Rentrée scolaire, Qu’est-ce qu’on l’appréhende !

Rentrée scolaire, Qu’est-ce qu’on l’appréhende !

Que ce soit en maternelle, au collège ou au lycée, la rentrée scolaire reste toujours un événement marquant pour les enfants, mais pas seulement, ça l’est aussi pour les parents. Nos lectrices partagent leurs expériences.
Par Sara Zabot

«Mon enfant rentre à la crèche cette année, ce qui m’angoisse beaucoup. Mes proches disent que c’est à cause de la séparation, mais ce n’est vraiment pas le cas, car je travaille depuis qu’il a 5 mois, mais c’est plutôt sa réaction que j’appréhende. Je me demande souvent s’il va pleurer ? Aurait-il des difficultés à s’habituer ? Serait-il content après sa première journée ?»
Mounia, 28 ans

«Mon fils a échoué à son examen de brevet l’année passée ; du coup, il va refaire son année à la rentrée. Je ne vous dis même pas comment j’appréhende cette reprise, j’ai tellement peur qu’il échoue encore que j’évite de penser à tout ce qui est lié à l’école. Quand je le vois bien serein et préparé à mieux travailler cette année, j’ai du mal à me faire à cette idée.»
Basma, 44 ans

«A chaque rentrée scolaire, je fais une nuit blanche la veille tellement que je me fais des soucis pour ma fille, je réfléchis tellement que j’ai du mal à dormir. Quand je vous dis ça, vous avez du mal à imaginer que ma fille a 16 ans et qu’elle soit au lycée. Je sais qu’elle est assez mature pour gérer la rentrée seule, mais sa rentrée en maternelle s’était tellement mal passée qu’à chaque reprise scolaire je vis le même stress.»
Houda, 42 ans

«J’ai du mal à me séparer de mes enfants, d’ailleurs, ils n’arrêtent pas de se plaindre du fait que j’ai tout le temps envie de les accompagner partout, et même à l’école. J’ai arrêté de travailler pour m’occuper d’eux ; lors des vacances, je refuse qu’ils s’éloignent
de moi. Au lieu que c’est à eux d’appréhender la rentrée, plutôt moi qui déteste cette journée stressante qui me sépare de mes bébés.»
Naima, 40 ans

«Mon enfant avait un retard de développement, et après cinq bonnes années de suivi, il est enfin autorisé à reprendre une vie normale dans un environnement plus harmonieux, loin des écoles spécifiques pour les nécessiteux. Et depuis cette bonne nouvelle, je ne suis plus tranquille à l’idée que mon fils intègrera bientôt une école normale. Bien qu’il soit prêt et a l’air d’apprécier cette idée, il ne se passe une seconde sans que je me demande s’il va être facilement accepté ou s’il n’aura pas des difficultés de s’intégrer.»
Nassima, 38 ans

«Mon fils a intégré la maternelle cette année, c’était une journée tellement stressante que j’angoisse rien qu’à l’idée d’y penser. Je me souviens avoir tellement stressé que mon enfant a failli ne pas y aller. Je n’arrêtais pas de vérifier ses affaires, de défaire et refaire son cartable afin d’être sûre de n’avoir rien oublié. Le matin, je me suis levée si tôt rien que pour préparer son petit-déjeuner et son goûter. J’espère juste que l’année prochaine ne sera pas pareille que cette année.»
Nihel, 29 ans

«Ma fille de 14 ans stresse beaucoup à la reprise scolaire, je trouve pas mal de difficultés pour l’aider à surmonter ses craintes, car je suis encore plus stressée qu’elle. Il faut savoir qu’elle n’est pas vraiment excellente à l’école, bien qu’elle ne m’ait jamais déçue, j’attends toujours beaucoup plus de sa part. C’est pourquoi, lors de chaque rentrée, j’ai du mal à l’aider et à gérer mes angoisses.»
Yasmine, 37 ans

«Je maudis le premier jour d’école, j’ai deux jumeaux qui me font voir de toutes les couleurs ce jour-là. Des cris, des pleurs, des crises, ils s’accrochent à moi . . .
Et le comble, je dois les supplier et les accompagner jusqu’en classe pour qu’ils acceptent finalement de me laisser partir. C’est un vrai calvaire.»
Sarra, 30 ans

«Ma petite fille est rentrée à la crèche, il y a deux ans. Je me rappelle qu’à la veille de la rentrée, j’étais tellement stressée que j’avais fait une crise d’angoisse. J’avais tellement peur que mon petit ange s’attache à sa maîtresse et devient plus complice avec elle qu’avec moi. Le jour de la rentrée, j’ai même failli aller la chercher avant la fin de la journée et je n’ai été soulagée que quand j’y suis allée et que j’ai vu qu’elle était contente de me retrouver.»
Nada, 24 ans

«Ma fille passe le brevet cette année, et comme lors de chaque rentrée, elle arrive en retard.
J’avoue être la cause de son retard, car je stresse tellement que je n’arrive pas à dormir le soir. Résultat : j’ai du mal à me lever le matin, ce qui fait que je la dépose en retard. Pour la prochaine rentrée, je laisserai le papa se débrouiller, j’ai déjà du mal à gérer
mon stress, je n’imagine même pas comment je vais faire le jour où elle sera au lycée.»
Amina, 39 ans

 

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