Tâches ménagères Que font les hommes à la maison ?

Tâches ménagères Que font les hommes à la maison ?

Quand les hommes décident de mettre la main à la pâte, c’est que du bonheur pour mesdames. Témoignages.
Par S.S.B.

Nassima, 31 ans,
fonctionnaire dans une banque, mariée depuis huit ans, deux enfants
«Fatah et moi travaillons tous les deux. Au début, j’avais toute la gestion de la maison et l’éducation des enfants sur le dos. Cela a été très dur, surtout quand les enfants étaient encore en bas âge. C’était toujours moi qui m’absentais en cas de maladie, de problème de garderie ou d’école. J’ai eu un moment de crise et mon mari a enfin décidé d’agir. Aujourd’hui, il prend totalement en charge les enfants : devoirs, bains et activités. Et les enfants sont heureux de pouvoir partager ces moments avec lui. Je m’occupe de tout le reste et c’est quand même moins lourd. Je suis moins fatiguée, j’ai plus de temps pour moi.»

Nassima, 41 ans, mariée avec 4 enfants
«Moi je suis maniaque, donc c’est moi qui m’occupe des tâches ménagères.
Mon mari a deux mains gauches (rire) donc quand il m’aide (le peu de fois d’ailleurs) il casse toujours un verre ou une assiette. Pire,
la dernière fois, la maison était nickel, et après 4 h de ménage, fatiguée je lui demande avec une extrême gentillesse de passer juste un coup de balai, et là, en mettant à peine la main dessus qu’il me casse le balai. Pour le repas, c’est une catastrophe ! Une fois, il a décidé de faire à manger, alors il a ouvert une boîte de petits pois/carottes, il l’a versé sur un plat à gratin, il a ajouté des pommes de terre en conserve dessus et a mis le tout au four. Autant vous dire que même les croquettes pour chien sont meilleures (éclat de rire).»

Yasmine, 43 ans, médecin, mariée trois enfants
«J’ai beau avoir du personnel, je ne peux pas ne pas m’occuper de
l’intendance de la maison. Me faire aider par mon mari ? Même pas en rêve.
Je me souviens qu’un jour de ramadhan, nous avions des invités. Un cas d’urgence m’avait retenue tard au cabinet. Quand je
suis arrivée à la maison, une demi-heure avant l’heure de la rupture du jeûne, il n’avait même pas fait l’effort d’acheter le pain. Je ne vous raconte pas la course pour en trouver. Pour la maison, j’ai pris l’habitude de me débrouiller sans lui.»

Rana 26 ans travaille dans une agence de voyages, mariée sans enfant
«Je me suis mariée, il y a à peine six mois. Pour le moment, ça se passe plutôt bien. Youcef m’aide beaucoup. Mais je dois reconnaître qu’il ne fait que ce qu’il aime faire : les courses et la cuisine. Il a un véritable don pour la cuisine, je l’avoue. Et le fait de m’éviter d’entrer en cuisine, me convient à merveille. Je ne peux mieux espérer, surtout, avec la mentalité algérienne.»

Selima, 33 ans, femme au foyer avec 3 enfants
«Cela fait 5 ans que je répète les mêmes phrases comme un perroquet “ramasse tes chaussettes’’, ‘‘aide-moi à débarrasser’’, ‘‘vide
le lave-vaisselle’’, ‘‘passe l’aspirateur’’, ‘‘lave le petit…”, mais je me heurte toujours à des “laisses après, je suis fatigué, demain…” et bien évidemment, ce moment n’arrive jamais ! Quand je suis à bout, il me dit que chacun sa place, la femme à la maison et l’homme au travail.
J’en ai marre de cette mentalité purement algérienne. Se sent-il vraiment viril en voyant sa femme se détruire pour son bien-être et celui de ses enfants ?»

 

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